9/7/2018

Jour 1 : 02 juillet

Démoret-VD (4 km)

Arrivée en douceur chez la famille Jean-Marc Bovay où un soleil de plomb nous accompagne.
La fête de départ nous offre quelques discours touchants, des rires, des larmes intérieures, des regards, R. reçoit sa crédenciale et une coquille St-Jacques. Un moment magnifique, beaucoup de pudeur.
Ceci dit, R. a passé un bon moment dans la cabine de la moissonneuse-batteuse et a découvert une agriculture plutôt mécanisée…

De la belle mécanique
On brûle les patates au gaz

Jour 2 : 03 juillet

Démoret-VD – Chavannes-le-Chêne-VD – retour (14 km)

Je suis content. R. est un bon marcheur. Test du matériel en marchant le matin et fauchage des rumex l’après-midi. Tout se passe bien, une chose après l’autre.


Jour 3 : 4 juillet

Démoret-VD – Tour St-Martin-VD – Prahins-VD – Démoret-VD (18 km)

Vue de la Tour

Mise en bouche, tout en douceur, le long du chemin des blés. L’église de Chavannes-le-Chêne est très chargée en énergie, c’était probablement un lieu de culte. Magnifique. Après-midi : chargé du bois, rentré les poneys, donné du foin aux chevaux et bagué des moutons et des chèvres. Orages très violents pendant la nuit.


Jour 4 : 5 juillet

Démoret-VD – Yvonand-VD – retour (21 km)

Entre averses de soleil et rayons de pluie, marche suffocante avec pactage complet. On se serait cru dans la jungle. Le vallon des Vaux est splendide, le lynx y habite…Nous avons enlevé des mauvaises herbes au jardin, entre deux trombes d’eau.

Averse de soleilCe lieu est habitéPlage à Yvonand

Jour 5 : 6 juillet

Démoret-VD – Denezy-VD – Vuissens-FR – Démoret-VD (22 km)

13 degrés, pluie, vent, le sac complet qui nous arrache les épaules et un poulet rôti, à midi, qui nous a réconciliés. Nettoyage des boxes des lapins et porté du bois. Demain, départ pour Dizy, en deux étapes.

Matin gris sourisLe village de DenezyLa taille a été drastique

​Jour 6 : 7 juillet

Démoret-VD – Echallens-VD – Villars-le-Terroir-VD (21 km)

La campagne est belleOn entend le blé rôtir au soleilCeux-ci sont pour vousLa famille Jean-François Pittet

Beaucoup de chemins bétonnés mais dans un cadre magnifique de champs de blé. Les tournesols sont en fleur. Accueil très touchant par la famille Pittet : Jean-François, son épouse et sa fille, son frėre Thierry et leur maman qui nous a offert le petit-déjeuner. Encore merci ! 


Jour 7 : 8 juillet

Villars-le-Terroir-VD – Dizy-VD (20 km)

La dame blancheLa colline des Mormons, autre lieu de culteIl m’a dit quelque chose…

Il faut être un peu gaga pour marcher avec sa maison sur le dos par des chaleurs pareilles…Mais bon, que voulez-vous ? Nous avons accueilli le noble silence de temps en temps perturbé par la noble parole. 


Jour 8 : 9 juillet

Dizy-VD (4 km)

La familleDevenoge est pionnière dans le bio en Suisse romande. Le nombre de cultures est hallucinant. Nous avons commencé la semaine sur les chapeaux de roues : désherbage des tomates et des scorsonnères, cueillette du basilic, arrosage des fleurs et R. qui s’est essayé à traire une vache.


​Jour 9 : 10 juillet

Dizy-VD (4 km)

Ceci est un champ de canabisSéchage au galetasClipsage des tomates

La journée à débuté avec une surprise : un renard ou un chien a volé une chaussure à R. et c’est un voisin qui l’a retrouvée ! Sous un feu d’enfer, nous avons récolté du chanvre et clipsé des tomates. Rencontre de Tenekine, diacre hollandaise qui suit la Via Francigena. Une perle.


Jour 10 : 11 juillet

Dizy-VD (4 km).

J’aime les couchers de soleil

La chaleur est doubleDes doigts de féeLa récolte est satisfaisante
Association Randonner Travailler, Dizy, Devenoge

J’ai pris un moment pour moi tout en établissant une connexion empathiqueEntre enlever chardons et rumex dans un champ, effeuiller la menthe et cueillir tomates et courgettes, nous ne voyons pas le temps passer. R. est un très bon travailleur (moi aussi !)


Jour 11 : 12 juillet

Dizy-VD (4 km)

L’énergie du matin est extraordinaireAu jardin de permacultureIci les arbres sont beaux

Nous avons continué l’arrachage des chardons et des rumex ainsi que le désherbage des piments  et des côtes de bettes. R. est terrorisé à l’idée d’écrire quelques lignes pour ensuite les partager avec vous. Laissons-lui un peu de temps.


Jour 12 : 13 juillet

Dizy-VD (4 km)

La forêt du Sepey grouille de vieUne partie de l’équipe de DizyEncore un peu de soleil

Même si vous êtes un peu avare en commentaires, je constate que vous êtes quand même une centaine à venir guigner nos aventures. Soyez-en remerciés et aussi pour toutes vos pensées qui, parfois, résonnent très fort à mes oreilles et dans mon intérieur…
Nous terminons la semaine avec la taille d’une haie et d’une excellente  grillade. Nous sommes reconnaissants à toute l’équipe pour leur accueil et leur gentillesse. Ça fait du bien ! Demain matin, départ pour Puidoux avec une nuit au domaine de Rovéréaz, à Lausanne, sur la paille.


Jour 13 : 14 juillet

Dizy-VD – domaine de Rovéréaz-VD (23 km)

Marche pénible, en milieu urbain, trafic, pollution, bruit, chaleur…Nous arrivons fourbus mais entiers. Gilles Berger, le maître de maison, nous accueille sur la paille, avec une douche et un repas chaud. Merci !


Jour 14 : 15 juillet

Domaine de Rovéréaz-VD – Puidoux-VD (18 km)

Nous avons fait le choix de passer par les hauteurs pour éviter la fournaise du Lavaux. Paysages splendides sous la canicule et arrivée dans ce coin de paradis, très dense en vibrations. Très bon accueil d’Urliche et Andreas Wütrich.


Jour 15 : 16 juillet

Puidoux-VD (4 km)

A ce stade la distance parcourue : 164 km

Nous avons récolté 180 kg de patates et les avons triées avec Ulriche. Nous avons été reçus comme des papes et nous mangeons bio. Un vrai régal. Cet endroit est magique.


Jour 16 : 17 juillet

Puidoux-VD (4 km)

Ah…le matinVue sur le ChablaisUn coup de balai

Le matin, arrachage de chardons avec une vue imprenable sur le lac et les alpes. L’après -midi,  tri des patates, ranger une partie de la grange et décharger une remorque de paille.
Excusez-moi, je me répète, mais ici je me sens un peu chez moi, je suis ému, je suis inspiré et stimulé. Quelque chose est en train de se passer qui me fait un bien fou. Apparemment, c’est un peu la même chose chez R. même si le chemin diffère. Je partage avec vous un coucher de soleil comme je les aime.

Association Randonner Travailler, mont pèlerin

Ça s’appelle un médicament bio


Jour 17 : 18 juillet

Puidoux-VD (8 km)

Passé la journée à enlever des rumex et des chardons dans des champs de culture. Le temps est splendide, la famille Wütrich aussi. J’ai vécu une expérience intuitive avec… un arbre et Urliche m’a confirmé la chose. Je suis content.


Jour 18 : 19 juillet

Puidoux-VD (4 km)

Alors aujourd’hui : nettoyage de la stabulation libre des veaux et cueillette des cerises pour la fabrication de kirsch.
@Michael : merci pour ton message. Suite à un événement extra-ordinaire (en fait le ciel m’est tombé sur la tête début mai…) le champ du possible s’est ouvert sous mes pieds. Depuis, je surfe sur les vagues d’un tsunami émotionnel et je me régale. C’est comme si une partie de moi s’était réveillée. Tout est possible, mon pote ! Je t’embrasse et bonne route du côté de Compostelle. Amitiés.


​Jour 19 : 20 juillet

Puidoux-VD (4 km)

Alors aujourd’hui, on prend les mêmes et on recommence : nettoyage de la stabulation libre des moutons (qui se trouvent maintenant dans le congélateur !) et cueillette des cerises.
​Demain matin, départ pour Château-d’Oex, en 2 étapes. Nous n’avons pas vu cette semaine passer. Ce soir, mon ami l’orage est venu nous rendre une petite visite de courtoisie, qu’il en soit remercié.


Jour 20 : 21 juillet

Puidoux-VD – la Frasse-VD (20 km)

Sous un ciel menaçant, tels deux étrangers de l’intérieur, nous nous sommes aventurés en terre catholique pour rejoindre Rossinières. Encore 1000 mercis à Ulriche et Andreas Wütrich, agriculteur bios, qui nous ont choyés durant ces 5 jours dans cet endroit de rêve qu’est le Mont-Pélerin. Honnêteté, éthique, engagement, ouverture et un immense respect pour la nature, des choses qui font un bien fantastique et qui permettent de clarifier sa propre vision des choses. Ça m’a aussi aidé à imaginer la suite.


Jour 21 : 22 juillet

La Frasse-VD – Rossinières-VD (31 km)

Très longue marche en yoyo. Le pays d’en Haut, ça monte, ça descend, ça monte, ça descend…Rossinière est magnifique. L’église est extraordinaire de simplicité architecturale et d’une beauté parfaite. Je n’ai pas vérifié mais je suis quasi sûr qu’elle a été bâtie sur la proportion divine. Ce n’est pas étonnant si le maître Balthus a choisi cet endroit pour s’y poser et y finir sa vie.


INTERLUDEUne des particularités de cette aventure, c’est la disponibilité au temps. Il y a constamment des heures creuses, des temps morts, des silences. On se retrouve face à soi-même, dans une temporalité inhabituelle, un peu désorienté. Tout à coup, le temps est là, qui nous tend les bras et qui rit de nous voir gauches, inquiets, indécis quant à son usage.
Il s’amuse de tout ce que l’on a oublié dans notre rapport aux différents cycles naturels, dans notre rapport à notre humanité.


Jour 22 : 23 juillet

Rossinières-VD – les Voëttes-VD (18 km)

Montée tout en transpiration, par l’ancienne route du col des Mosses puis en descente direction la Comballaz, où nous attend la famille Fanny et Sébastien Henchoz pour quelques jours de travail. R. est content : il préfère travailler que marcher, même s’il ne se rend pas compte des effets de la marche sur son mental.


Jour 23 : 24 juillet

Les Voëttes-VD (6 km)

R. au travailUne partie du jardinLes foins à l’ancienne

Le matin arrachage des rumex et des chardons, l’après-midi nous avons fait les foins avec le râteau. Vaches laitières et jardin d’herbes aromatiques, la problématique économique est la même partout. Beaucoup de choses passent sans être dites, c’est intéressant.


Jour 24 : 25 juillet

Les Voëttes-VD (6 km)

Arrachage des rumex et chardons puis une activité qui m’a fendu le coeur : couper les petits sapins qui colonisent les pâturages. Mais bon, voilà..dans l’agriculture de montagne, il est nécessaire de trouver un équilibre entre les pâtures et la forêt. Nous avons encore scié du bois avec une scie électrique.


Jour 25 : 26 juillet

Les Voëttes-VD (6 km) 

BienvenueÀ l’ancienneLe repas du soir

Arrachage des chardons, ça devient une habitude..et fenaison l’après-midi. Temps splendide, grand soleil et forte chaleur.


​Jour 26 : 27 juillet

Les Voëttes-VD (4 km)

Le matin : nous avons suivi tout le processus de fabrication du fromage le Crétillon avec Esther, à l’alpage. Magnifique ! Après-midi, fenaison à l’ancienne. Le soir, souper aux Fers, au pied de la tour d’Aï, pour admirer l’éclipse de lune et la planète Mars. Encore merci ! 


Jour 27 : 28 juillet

Les Voëttes-VD (4 km)

Des histoires…Coup de balaiEncore des histoires…

Pluie bienfaisante sur des pâturages brûlés par le soleil. Transporté des bottes de paille et nettoyé l’écurie. C’est samedi, on finit la journée plus tôt et nous accueillons ce moment avec satisfaction. Même si, à ce stade, nous n’avons pas beaucoup marché, la récupération ne va pas forcément de soi. Cela fait 4 semaines que nous travaillons et que nous marchons non-stop.


Jour 28 : 29 juillet

Les Voëttes-VD (4 km)

Au sommet du Pic Chaussy

En ce dimanche, grasse matinée puis rendu visite aux génisses sur l’alpage avec Dominique, le papa de Fanny. Ces bêtes vivent dans un pâturage énorme, qui a pour cadre le lac Lioson, au pied du Pic Chaussy. Un endroit magique que j’ai profité de découvrir, en solo. J’avais besoin de me retrouver, de me reconnecter, sans qu’il y ait de la friture sur la ligne. Journée splendide, très chaude.


​Jour 29 : 30 juillet

Les Voëttes-VD (4 km)

Bien empilées, les branchesPour la fabrication du fromage

Transporté du bois pour la cuisson du fromage, fenaison au râteau, arrachage rumex et chardons, coupage des orties et quelques rangements. Temps caniculaire, on dit qu’il va faire ce temps jusqu’à fin août.


Jour 30 : 31 juillet

Les Voëttes-VD (8 km)

A ce stade la distance parcourue : 295 km

Ramassé et empilé du bois puis fenaison. Journée très chaude, temps lourd, orageux.


Août 2018 – marche de R. avec Richard

9/6/2018

Jour 31 : 01 août

Les Voëttes-VD (8 km)

La famille HenchozUne expérience de plusUn peu de nerfs..Un moment comme je les aime

Nous avons commencé la journée par le ponçage de la table de cuisine puis sommes retournés au lac Lioson pour couper des vernes une partie de la journée. Dominique nous a offert le repas de midi au restaurant du lac. Encore merci ! Demain cap sur les Posses/Bex où nous attend Martine.


Jour 32 : 02 août

Les Voëttes-VD – les Posses/Bex-VD (26 km)

Les Ormonts-dessousCoup d’œil sur le ChablaisUn arbre magnifique

Départ sous le soleil de chez la famille Henchoz. Ces 10 jours nous ont permis de nous frotter à l’agriculture de montagne et de nous rendre compte de la simplicité et de la dureté de cette vie. R. préfère l’agriculture en plaine.
Marche pénible, très lourd, orageux, balisage absent, nous nous sommes perdus 2 fois pour enfin  arriver ébouillantés mais entiers chez Martine Gerber et son univers onirique. Un bout de pizza, un verre de vin et un gros dodo.


Jour 33 : 3 août

Les Posses/Bex-VD (4 km)

La terrasseLe vieux poulallierDans le jardin

Cueillette de fruits, arrosage, déplacé des branches et début du démontage du poulailler. Temps caniculaire. R. s’est occupé des moutons.


INTERLUDE

Épicure avait raison : le jardin est un endroit merveilleux pour méditer et se recentrer. Je me régale…
Un des défis de cette épopée, est de vivre le moment présent, à fond, sans se poser de questions, et d’accepter ce qui arrive au fur et à mesure.
Il n’est pas utile d’attendre que le bonheur vienne de l’extérieur. En dehors des évènements tragiques, il découle toujours d’une décision personnelle, ancienne où récente.


Jour 34 : 04 août

Les Posses/Bex-VD (4 km)

Du fil à retordre..

Aujourd’hui, continuation du démontage du poulailler sous une chaleur étouffante.


Jour 35 : 05 août

Les Posses/Bex-VD (4 km)

Le matin, démontage du poulailler et après-midi tranquille. Chaleur, orage, moiteur : le temps est aux activités ralenties.


Jour 36 : 06 août

Les Posses/Bex-VD – Charrat-VS (30 km)

Le long des gorgesEn suivant le RhôneUne belle rencontreChristian et Bérangère Carron

 Départ un peu précipité suite au décès de Gaïa, la chienne de Martine. Nous avons respecté son souhait d’être seule. Descente sur Bex puis remontée du Rhône jusqu’à Charrat où la famille 
Christian et Bérangère Carron et leur centaine de chèvres nous accueillent avec beaucoup de générosité.


​Jour 37 : 07 août

Charrat-VS – Sion-VS (24 km)

En remontant la plaine du RhôneTemps magnifiqueBeaucoup de cultures

Marche interminable en remontant le Rhône. Il n’y a pas un seul robinet d’eau potable sur le sentier des Berges. Nous arrivons finalement à Sion, par 36°, telles 2 merguez bien cuites, où une douche et un lit nous attendent. 


Jour 38 : 08 août

Sion-VS – Leuk/Susten-VS (26 km)

Départ de SionLes bois de FingesSusten

On prend les mêmes et on recommence. Les 2 merguez se sont transformées en steak tartare. 35° à Sierre et un balisage valaisan qui laisse vraiment à désirer. Nous nous réjouissons de quitter ce chaudron pour nous retrouver sur la Via Jacobi. Mon corps me fait mal.


Jour 39 : 09 août

Leuk/Susten-VS – Leukerbad-VS (14 km)

L’église de LeukOn s’approcheÇa ne rigole pas..

Montée abrupte avec le soleil le matin et la pluie l’après-midi. Nous avons perdu beaucoup de temps et d’énergie à cause de l’absence de balisage adéquat. Demain, cap sur le Gemmipass et Kandersteg.


Jour 40 : 10 août

Gemmipass-VS -Kandersteg-BE (15 km)

Passage en terre bernoise par la Gemmi puis descente sur Kandersteg. Du brouillard, de la bruine, un paysage minéral, on se croirait quelque part perdus dans les highlands écossaises. Fantastique. Il ne manque plus qu’un joueur de cornemuse.


Jour 41 : 11 août

Kandersteg-BE – Spiez-BE (26 km)

Minéral..Le domaine des dieuxBerner OberlandL’eau c’est la Vie

Grande et belle marche en descendant la vallée de la Kander. Le soleil du matin sur les montagnes est merveilleux : lumière dorée qui vient frapper les roches et les névés. Nous avons trouvé refuge dans un B&B qui accueille des pèlerins. Eh oui ! La Via Jacobi commence maintenant !


Jour 42 : 12 août

Spiez-BE – Interlaken-BE (18 km)

L’énergie du matinLac de ThouneAaah le soleil..La Jungfrau

Petite marche mais très difficile. Je ne sais pas pourquoi. Le lac de Thoune est splendide depuis le chemin panoramique et nous arrivons exténués, un peu stoned, au dortoir de l’auberge de jeunesse.


Jour 43 : 13 août

Interlaken-BE – Brienz-BE (17 km)

Couleur vert émeraudeUn roitelet sur le cheminMédicament bioChristina et Albert

C’est un drôle de pays : on monte, on descend, on monte, on descend…Quand on monte il pleut, quand on descend il fait soleil, quand on monte il pleut, quand on descend…
Très bon accueil et partage avec Christina et Albert Thöni ainsi que leurs 2 enfants et la grand-maman. Ils avaient déjà accueilli Michael et T, il y a 2 ans. Merci ! 


Jour 44 : 14 août

Brienz-BE – Giswil-OW (24 km)

Hello !Avant le BrünigFantastique lumièreGiswil

Passage du Brünigpass sous des trombes d’eau puis avancée vers le pays de Nicolas de Flüe. Nous rencontrons pas mal de pèlerins sous la pluie, le soleil, la pluie, le soleil…C’est à se demander si nous ne sommes pas dans un climat tropical.


Jour 45 : 15 août

Giswil-OW – Flüeli-Ranft-OW (8 km)

A ce stade la distance parcourue : 543 km

Parfois, il est des marches plus courtes que d’autres et il est bon d’en profiter. Le village natal de Nicolas de Flüe est un lieu qui apaise et qui invite à la méditation. Nous avons été accueilli par la famille Yvonne et Reto Odermatt, ainsi que leurs 3 fils. Excellente soirée de partage, de rires et de fraternité. 1000 Mercis !


Jour 46 : 16 août

Flüeli-Ranft-OW – Stans-NW (21 km)

Magnifique marche sous les premières auspices de la lumière automnale. Les nuits commencent à rafraîchir. R. ne dit rien, comme à son habitude, donc je pars du principe que c’est ok pour lui. Nous avons dormi sur la paille.


Jour 47 : 17 août

Stans-NW – Brunnen-SZ (21 km)

Lac des 4 cantonsSympaNous sommes sur le chemin

Marcher par temps orageux, c’est s’arrêter toute les heures pour remplir les gourdes. Donc les fontaines rythment nos pas le long de ce beau lac des 4 cantons. Nous avons trouvé refuge dans le cloître Ingenbohl où sœur Maria nous a reçu avec un-je-ne-sais-quoi au fond des yeux. Magnifique ! 


Jour 48 : 18 août

Brunnen-SZ – Einsielden-SZ (22 km)

En route pour le colLe point le plus haut du cheminEinsieldenLe soir tombe

Un mur de dénivelé positif de 1000 m nous a pris par surprise après le déjeuner…Puis arrivée à Einsielden où un lit dans un dortoir nous attend au cloître de l’abbaye. Il y a ici une très grande rémanence spirituelle liée à l’historique des lieux. Les murs suintent, ça dégouline de toute part. C’est très riche, un peu lourd mais très  intéressant. C’est une expérience sensorielle.


Jour 49 : 19 août

Einsielden-SZ – Rapperswil-SG (17 km)

Après une jolie marche sous un soleil d’automne, et R. qui ne dit mot, changement de décor au bord du lac de Zürich. Du peuple, du trafic, des bateaux, beaucoup de chaleur et une auberge miraculeuse, tenue par Thomas et Liliane. Pour la suite, nous allons passer par Wattwil et St-Gall.


Jour 50 : 20 août

Rapperswil-SG – Wattwil-SG (28 km)

Nous sommes au croisementCompostelle c’est pour bientôtÇa ressemble au JuraUn peu de soleil

Longue marche dans des conditions très agréables : du soleil avec un petit air frais. Je me réjouis de voir l’abbaye de St-Gall et d’entendre ses cloches. Une gentille dame, dont le mari est à l’hôpital, nous reçoit comme 2 pèlerins.


​Jour 51 : 21 août

Wattwil-SG – Wiesen/Herisau-AR (20 km)

Marche magnifique en yoyo, on monte, on descend, on monte, on descend…dans un paysage qui, à bien des égards, rappelle le Jura. Accueil et nuit chez la famille Evelyn et Hansjurg Hebeisens, très joli partage, beaucoup d’empathie. C’est la 3ème fois qu’ils participent à notre projet ! 1000 Mercis !


Jour 52 : 22 août

Wiesen/Herisau-AR – St-Gall-SG (13 km)

Le matinLa VieL’intérieur de l’abbayeLe soir tombe

Arrivée à St-Gall relativement tardive et vu la beauté et la richesse des lieux, nous avons décidé d’y rester pour dormir. C’est quelque chose qu’il faut voir et apprécier une fois dans sa vie. 


Jour 53 : 23 août

St-Gall-SG – Rorschach-SG (12 km)

Sur le cheminL’Allemagne..En paix (encore une fois)

C’est émouvant et une source de fierté de voir le lac de Constance avec l’Allemagne sur l’autre rive. Nous venons de traverser la Suisse en bénéficiant d’une météo exceptionnelle.


Jour 54 : 24 août

Rorschach-SG – Romanshorn-TG (18 km)

Le temps se gâteLa lumière est incroyable

Petite marche raisonnable le long du lac de Constance, sous une petite pluie fine. Ceci dit, marcher sur du dur, n’est pas très drôle pour les articulations. Nous mangeons à midi, avec Michel, du comité.


​Jour 55 : 25 août

Romanshorn-TG – Kreuzlingen-TG (21 km)

Voûte végétaleMaison typiqueDans le silence

Marche sous la pluie et pour moitié dans la forêt. Ça fait du bien de revoir les amis ! Nous arrivons à Kreuzlingen sous un ciel bas et lourd qui tape quand même un peu sur le moral. C’est une ville frontière.


Jour 56 : 26 août

Kreuzlingen-TG – Märstetten-TG (14 km)

Schwabenweg !J’aime cette lumièreProfitons encore un peu

Petite ballade tranquille sous un beau soleil qui nous requinque. Quelques rencontres très intéressantes et un chaleureux accueil à l’auberge des pèlerins. Nous amorçons le retour, presque 2 mois déjà…


Jour 57 : 27 août

Märstetten-TG – Fischingen-TG (28 km)

Ici, la terre n’est pas stresséeJuste magnifiqueUn peu kitsch quand même

Une jolie marche, un peu longue, nous amène dans ce cloître magnifique : les vêpres ont été une expérience intéressante. Beaucoup de cultures fruitières dans des champs où la terre n’est pas stressée.


Jour 58 : 28 août

Fischingen-TG – Rapperswil-SG (31 km)

Le matin..Splendide panorama alpinEncore des tournesols !

Très longue marche dans des conditions idéales : beau temps et invitation à la méditation. Il me semble que R. travaille un peu du chapeau mais ça reste difficile à dire. L’auberge des pèlerins à Rapperswil est un havre de paix, si précieux, après une telle journée. Thomas et Liliane nous ont concocté un repas du tonnerre. Des rires, de l’affection, de la chaleur : il y a de quoi être ému.


INTERLUDE
CE QUI SÉPARE LA RÉALITÉ DE PÉNURIE ET LA RÉALITÉ D’ABONDANCE EST LE SENS DE L’ENGAGEMENT.


Jour 59 : 29 août

Rapperswil-SG – Einsielden-SZ (17 km)

Le jour se lèveArrivée à EinsieldenL’ambiance est géniale

Bis repetita : une marche du tonnerre, temps splendide et retour dans cet endroit magique qu’est Einsielden. Je me sens porté par quelque chose de spirituel, quelque chose qui m’échappe. J’adore cet endroit.


Jour 60 : 30 août

Einsielden-SZ (4 km)

Journée particulière : nous avons été dans l’obligation de traverser la Suisse en train pour nous rendre à un rendez-vous administratif. Celui-ci n’a pas pu être reporté : 8 heures de train aller-retour pour un entretien de 10 minutes. Nous en avons profité pour nous reposer.


Jour 61 : 31 août

Einsielden-SZ – Unterägeri-ZG (19 km)

A ce stade la distance parcourue : 818 km

Du brouillardRottenthurmNous ne sommes pas seul

Marche sous la pluie et trempés comme 2 soupes froides. On voit difficilement à 100m. L’ambiance est géniale, ça grouille de partout mais marcher sous la flotte c’est pas drôle.


Septembre 2018 – marche de R. avec Richard

9/4/2018

Jour 62 : 01 septembre

Unterägeri-ZG – Zug-ZG  (13 km)

Un amiUn autre !Zug

Marche de m… avec un temps de m… et des conditions de m…Impossible de se loger à Zug. Nous allons à Lucerne et revenons le lendemain pour poursuivre notre chemin. Notre projet c’est aussi ça : devoir faire face, tenir bon dans des conditions vraiment difficiles. On ne peut pas toujours avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la laitière…


Jour 63 : 02 septembre

Zug-ZG – Buttwil-AG (30 km)

MagnifiqueIl est beau, non?Ça fait du bien

Marche le long de la Reuss en direction de Buttwil pour y rejoindre la famille Claudia et Kari Gmür. Ils cultivent des légumes et des fruits et ont besoin de main-d’œuvre pour quelques jours.


Jour 64 : 3 septembre

Buttwil-AG (4 km)

Désherbage des carottes et cueillette des framboises. Nous n’avons pas chômé et nous dormons du sommeil des justes.


Jour 65 : 4 septembre

Buttwil-AG (4 km)

Par une journée magnifique, continuation du désherbage des carottes, cueillette de quelques framboises et ramassage des patates. Nous sommes claqués. Au dodo !


​Jour 66 : 5 septembre

Buttwil-AG (4 km)

Lumière du matinDésherbage des salades
Protection anti-grêleElles sont pour vous

L’automne s’annonce radieux : pourvu que ça dure ! Désherbage des carottes, des salades et rangement d’une toile anti-grêle. Selon entente avec la famille, demain sera notre dernier jour de travail ici. Dès vendredi matin, nous mettons le cap sur Bâle et le Jura.


Jour 67 : 6 septembre

Buttwil-AG (4 km)

Dernier jour en fanfare : cueillette des poireaux, des framboises, des pruneaux, arrangement de plantons et ramassage de 3 caisses de carottes pour les vaches. Demain, en réalité, nous retournons sur la Via Jacobi par Lucerne.


Jour 68 : 7 septembre

Buttwil-AG – Lucerne-LU (32 km)

Après une marche magnifique, bien qu’un peu longue quand-même, nous arrivons sur les rotules à Lucerne. Petite ville taillée sur mesure pour les touristes mais, il faut le reconnaître, très jolie avec beaucoup de charme.


​Jour 69 : 8 septembre

Lucerne-LU – Werthenstein-LU – Wolhusen-LU – Willisau-LU (25 km)

69, année érotique… Bon, hum, marche sympathique via le Sonneberge, lieu hautement vibratoire, jusqu’à Wolhusen, mais avec des difficultés monstres pour se loger. Encore une fois, nous avons pris le train pour changer de ville, histoire de trouver quelque chose de libre et dans notre budget.
Nous sentons gentiment la fin du projet arriver et la question qui se pose, pour tous les deux : quoi après ? Demain, départ en train pour le Jura où du travail nous attend en Ajoie.


Jour 70 : 9 septembre

Courgenay-JU – Cornol-JU (par la forêt : 8 km)

Du côté de CourgenayChapelle St-GillesPlein les mirettes

Après une nuit à Willisau et quatre heures de train, nous voici en Ajoie, à Cornol, chez la famille Ophélie et Jeoffrey Cattin. Dernière ligne droite du projet sur la terre de mes ancêtres, enfin presque, ils étaient aux Franches-Montagnes. C’est un beau cadeau et un signe de plus, pour autant qu’il m’en faille encore un…R. est fatigué mais content et moi dans un état second, un peu stoned.


INTERLUDEQUAND TU MARCHES, TU ES LIBRE


Jour 71 : 10 septembre

Cornol-JU (4 km)

Aaaaahhh… le Jura et l’Ajoie… les gens sont sympas, positifs, empathiques et il fait un temps radieux. En plus, on mange comme des papes. Cueillette des pommes et des damassines puis direction un abattoir où nous avons mis sous vide le quart d’une bête.
J’ai oublié de vous dire que l’église St-Gilles est tellement chargée en énergie que je peux entendre les vibrations (c’est comme un bourdonnement et ça fait un bien fou).


Jour 72 : 11 septembre

Cornol-JU (4 km)

L’entrée du pressoirCueillette des pruneauxChasse aux rumexDes damassines..

Encore une précision : Ophélie et Jeofrrey Cattin sont impliqués dans les chemins du bioÇa vaut la peine d’aller jeter un œil.
Après être allés au pressoir apporter les pommes, arrachage des rumex et cueillette des pruneaux. Après-midi, visite à la déchetterie, dénoyautage des damassines et visite à Martin, pionnier du bio au Jura. Très belle journée.


Jour 73 : 12 septembre

Cornol-JU (4 km)

La cueillette et le dénoyautage des fruits est devenu presque un rituel. Ce sont des activités propices à la méditation et à la réflexion. Une fois de plus, prendre le temps…
Nous avons arraché des rumex avec des migrants. C’était une expérience très intéressante car beaucoup de choses passent par le regard et les silences.


INTERLUDE
SUR LE CHEMIN, SI TU TRICHES, ÇA SE VOIT TOUT DE SUITE.


Jour 74 : 13 septembre

Cornol-JU (4 km)

Du soleil bioHalle du Marché-Concours
Stands du marché bioGros orageUn temps gris souris

Nous sommes allés à Saignelégier pour donner un coup de main au montage des stands du marché bio. Super équipe, très bonne ambiance, les jurassien (ne)s sont des gens vraiment sympas et très ouverts à notre projet.
Après-midi, cueillette des pommes, entrecoupée par quelques orages qui font un bien fou.


 Jour 75 : 14 septembre

Cornol-JU (4 km)

Encore des poiresL’équipe du PécalAprès l’orageLa lumière…

Le matin, arrachage des rumex avec quelques migrants et ensuite cueillette des poires, des pommes et des pruneaux. Nous nous préparons à partir demain matin pour le village des Bois, en 2 étapes, où nous attend une famille pour quelques jours.
Nous sommes reconnaissants à toute l’équipe ainsi qu’à la famille Ophélie et Joeffrey Cattin pour leur accueil, leur ouverture et leur gentillesse. Ça fait du bien !


Jour 76 : 15 septembre

Cornol-JU – Le Bémont-JU (29 km)

A ce stade la distance parcourue : 991 km

Bonjour au soleilSt-UrsanneSt-BraisForêt du Péché

Très belle marche sous un soleil radieux, après nos amitiés à la famille Cattin. Nous nous retrouvons aux Franches-Montagnes où nous dormons sur la paille chez Cindy et Jérémie Vermeille, au Bémont. Exploitation Bio avec des vaches allaitantes et des poules.


Jour 77 : 16 septembre

Le Bémont-JU – les Bois-JU (17 km)

Vibrations matinalesLe BémontNous approchons..

Marche magnifique (ça devient une habitude !) dans les Franches-Montagnes. Un soleil généreux, des cigales, des grillons et un petit air frais font de cette journée un moment délicieux. R. apprécie aussi. Nous sentons la fin arriver, le corps aussi. Il se détend, les nuits s’allongent et le métabolisme ralenti gentiment.


Jours 78 – 85 : 17 – 24 septembre

Les Bois-JU (total de 32 km)

Écoutez ce ciel et vous comprendrez..

C’est un endroit où le temps s’est arrêté, un endroit où tout superflu n’existe plus, un endroit béni des dieux et respecté des seigneurs, un endroit où l’on se connecte directement, sans détours, à la Terre nourricière, un endroit où marcher est un acte d’Amour, un endroit où l’on se regarde et l’on se comprend.
Ici, la Terre est saine, généreuse pour qui sait la travailler avec persévérance, les arbres sont magnifiques, beaux, majestueux, et le ciel…
Encore 1000 MERCIS à notre famille d’accueil, qui a demandé à ce que nous soyons le plus discret possible sur ce coin de paradis. Vivons heureux, vivons cachés.
Encore 1000 MERCIS à toutes les personnes de passage, avec qui nous avons partagé, rit, accueilli le noble silence et la noble parole.
Nous sommes reconnaissants d’avoir pu finir notre périple dans cet endroit ô combien bénéfique.


INTERLUDELE HASARD, C’EST LA FORME QUE PREND DIEU POUR PASSER INCOGNITO – JEAN COCTEAU


Jour 86 : 25 septembre

Les Bois-JU – Lausanne-VD (4 km)

Un amiEncore un !
Du soleil dans les fleursLe Ciel et la TerreÇa n’était que le début

Retour en train, le cœur un peu lourd, et une dernière photo à la cathédrale de Lausanne. C’est dur de quitter ce lieu avec des gens si rares.
Une partie du comité nous attendait dans les locaux d’Insertion Vaud, à Lausanne, pour une petite agape et un accueil chaleureux. Merci aux personnes présentes.


Notre itinéraire

La distance totale parcourue est d’environ 1044 km
42 jours de marche et de repos
44 jours de travail dans 8 domaines
15 familles d’accueil

À nous d’affronter les épreuves, de ressentir les joies, de prendre des décisions, de choisir, de bouger.
À nous le fragile cadeau de la vie, à nous de faire bon usage de ce que nous recevons, d’explorer la connaissance et de nous exalter – 
Bernard Raquin


Quelque part, sur les hauteurs..

6/26/2018


Je partage avec vous une partie de notre futur terrain de jeu, en Suisse romande. Avec, à gauche, les lacs de Neuchâtel et de Morat et, à droite, le Léman. Entre deux, quelques familles nous y attendent pour partager avec nous leur travail et leur quotidien, avant d’aller découvrir les travailleurs de la terre en Suisse allemande.
Ici, quand on se fixe à un endroit, on utilise l’expression “poser ses valises“. Nos compatriotes alémaniques disent : “planter un arbre“. Si ils aiment les arbres, ils doivent forcément être des gens bien, non ? Je me réjouis d’accueillir tout ce qui nous attend.
Un immense MERCI à Murielle pour les crédenciales et à M. Cordonier (eh oui, ça ne s’invente pas !) , journaliste chez AGRI Hebdo, pour son prochain article sur notre association et notre projet. 
J’ai oublié de vous dire que quand je marche et que j’arrive sur une crête, comme ici, je suis ému. Et ce sentiment correspond à un besoin satisfait.
En paix.
A bientôt.
Vous avez la possibilité de laisser un commentaire. Osez !

Quand je marche

6/18/2018Quand je marche, je suis comme un arbre : enraciné, ancré.
Quand je marche, des racines invisibles me relient à des choses que mon corps connait mais que ma raison ignore.
Quand je marche, des connexions empathiques et spirituelles me donnent d’être à ma place, au même titre qu’un caillou, qu’une fleur, qu’un arbre ou qu’un animal.
Quand je marche, une onde tellurique me porte et me donne la sensation physique d’être assis sur un tapis volant. Une onde qui vient des entrailles de la Terre, puissante, imparable. Une onde qui m’invite à voyager, avec elle.
Quand je marche, un univers m’ouvre ses portes et m’accueille, avec bienveillance, et il me parle.
Quand je marche, j’aime me perdre en suivant instinctivement des lignes de force.
Quand je marche,  je suis.
Quand je marche,  je.